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Demandez au gouvernement colombien :
- d'ouvrir une enquête exhaustive et transparente sur l’homicide d’Alberto Román Acosta González.
- d'adopter des mesures appropriées pour protéger les syndicalistes afin d’éviter les actes de violence envers les défenseurs.ses des droits sociaux en Colombie.



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LE SINTRAINAGRO, CIBLE DES GROUPES ARMÉS

Le SINTRAINAGRO rassemble 35 000 travailleurs.ses des secteurs de production et/ou d’exportation agricoles. Depuis sa création, le syndicat a apporté son soutien aux négociations de paix amorcées dans le pays, ce qui lui a valu de devenir une cible directe des groupes armés opposés au processus de paix.

Environ 1 300 membres du SINTRAINAGRO ont été assassiné.e.s, la plupart par des groupes paramilitaires et des hommes de main d’industriels. Pour cette raison, le SINTRAINGARO avait obtenu que certain.e.s de ses membres soient protégés. Supprimée suite à la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les FARC, cette protection n'a pas été rétablie malgré les menaces et agressions subies par notre partenaire dont, en mars 2017, une attaque à la grenade au siège de la SINTRAINAGRO dans la ville de Ciénaga.





L'ACCORD DE PAIX N'A PAS MIS FIN AUX VIOLENCES

Les syndicalistes ont payé un lourd tribut au conflit qui a opposé, pendant plus de 50 ans, le gouvernement à la guérilla des FARC et constituent, aujourd’hui encore, une cible privilégiée pour les belligérants. Malgré la signature des accords de paix entre le gouvernement colombien et les FARC, les attaques visant les défenseurs des droits, syndicalistes notamment, n'ont pas diminué. D'après la Defensoría del Pueblo - l'agence gouvernementale chargée de défendre les droits civils - citée par l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie- restauration, du tabac et des branches connexes (UITA),156 syndicalistes et défenseurs.ses des droits ont été assassiné.e.s entre mars 2016 et mars 2017.

Message envoyé au président Manuel Santos Calderón, au ministre de l’intérieur, Guillermo Rivera Florez, au Procureur général, Luis Eduardo Montealegre, ainsi qu’au Directeur de l’Unité de Protection Nationale, Diego Fernando Mora

Messieurs,

Je vous écris suite au meurtre de l’un des responsables de la SINTRAINAGRO, Alberto Román Acosta González, dans la sous-région du Valle del Cauca, et de la précédente attaque à la grenade cette année au siège de la SINTRAINAGRO dans la ville de Ciénaga, en Colombie.

Nous souhaitons qu’une enquête exhaustive et transparente soit ouverte et que des mesures appropriées à la protection des membres du syndicat soit adoptées, afin d’éviter toute exaction future envers des syndicalistes en Colombie.