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Demandons aux grandes marques du jouet de prendre les mesures suivantes pour le respect des droits des ouvrières du jouet :
- supprimer les semaines de 80 heures;
- verser un salaire permettant de vivre dignement ;
- sécuriser les lieux de travail ;
- être transparentes envers les consommateurs.rices sur les conditions de fabrication ;
- respecter les droits des femmes au travail et fournir des données spécifiques.



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LES FAITS

Une nouvelle enquête de notre partenaire China Labor Watch en collaboration avec Solidar Suisse révèle de multiples violations de droits des travailleuses dans des usines chinoises qui produisent entre autres pour Mattel, Disney, McDonalds, Walmart, et Fisher-Price: exploitation du travail des femmes, exclusion des postes de décision, discrimination envers les travailleuses enceintes et non-respect de leurs besoins et de leurs droits sexuels et reproductifs, violence basées sur le genre au travail.



LA COMPÉTITIVITÉ À TOUT PRIX

En 2015, Mattel affiche un total des ventes de $ 5,7 milliards, dont $ 720 millions (12,6%) utilisés pour la publicité et la promotion. Mais Mattel n’est pas la seule marque de l’industrie du jouet à faire du profit en exploitant les femmes et en bafouant leurs droits au travail.

Afin de maximiser leurs profits et de rester compétitives sur le marché, les grandes entreprises du jouet, comme Mattel, Disney, Hasbro ont délocalisé leur production vers des pays en développement en passant par des agences de sous-traitance. En raison de l’intense concurrence à laquelle se livrent les fabricants pour obtenir des commandes, les usines sont forcées d’accepter des prix bas, voire baissent elles-mêmes leur prix afin d’accroître leur compétitivité, au détriment des droits des travailleuses. Dans cette course au profit, les grandes marques de jouets se situent en haut de l’échelle, les fabricants à l’échelon intermédiaire et les travailleuses tout en bas.

Si le monde des jouets semble féérique pour les enfants, il est synonyme de violations de droits pour les travailleuses : isolement des proches, onze heures de travail par jour, six ou sept jours par semaine, environnement à risque, salaire minimum insuffisant pour subvenir à leurs besoins, conditions de vie déplorables – dortoirs minuscules, souvent sans douche chaude, y compris en hiver. Elles n’ont aucune voie légale pour exprimer leurs revendications et les organisations les représentants sont nommées par les directions d’usine.





VIOLATIONS DES DROITS DES FEMMES

L’enquête du China Labor Watch, co-financée par Solidar Suisse menée de mai à septembre 2016 dans 4 usines chinoises produisant notamment pour Mattel, et Disney, révèle qu’en plus des atteintes à leurs droits au travail, les femmes subissent des violations spécifiques.

Dans les usines concernées, les travailleuses subissent harcèlement sexuel et autres violences basées sur le genre sans soutien ni recours existant. Leurs droits sexuels et reproductifs sont bafoués. Elles sont discriminées lorsqu’elles sont enceintes, aussi bien à l’embauche qu’une fois employées. Elles ne bénéficient pas des congés et des équipements prévues par la loi et ne peuvent continuer à générer des revenus dans des conditions de travail difficiles et dangereuses.

Même en cas de menstruation, elles ne peuvent prendre de congés car une partie de leur rémunération dépend de leur présence complète pendant le mois; elles continuent de travailler dans des conditions pourtant non-conformes aux lois en la matière. De plus, les femmes ne sont que peu, voire pas du tout, représentées dans les postes et les espaces de décision dans ces usines.

Les usines chinoises qui produisent pour de grandes entreprises du jouet cherchent donc une main d’œuvre principalement féminine profitant des inégalités de genre déjà existantes. Celles-ci limitent le choix des femmes en matière d’emploi contribuant à renforcer leur situation économique précaire

Nous demandons aux grandes marques du jouet de prendre les mesures suivantes pour le respect des droits des ouvrières du jouet :

- supprimer les semaines de 80 heures ;
- verser un salaire permettant de vivre ;
- sécuriser les lieux de travail ;
- être transparent envers les consommateurs.rices sur les conditions de fabrication
- respecter les droits des femmes au travail et fournir des données spécifiques (pourcentage de femmes dans les syndicats, les employé.e.s, niveaux de poste occupés par les femmes, etc.)