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Soutenez les syndicats locaux, SINTRAPEM et COLSIBACR en appuyant leurs demandes auprès d'ANEXCO :
- l’arrêt immédiat du harcèlement et de la discrimination contre les travailleur-euse-s syndiqué-e-s.
- la mise en place d’un dialogue constructif avec ANEXCO.
- le respect par ANEXCO des principes fondamentaux de la société mère Fyffes en tant que membre de l’initiative britannique « Ethical Trading Initiative » (ETI) et en tant qu’un des plus grands fournisseurs de produits issus du commerce équitable.



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Les faits

Au Costa Rica, les plantations d’ananas dépendent en grande majorité de travailleur-euse-s migrant-e-s, notamment en provenance du Nicaragua. Cela leur permet d’avoir accès à une main d’œuvre bon marché et « flexible ». Souvent sans documents administratifs, les migrant-e-s sont dans une situation vulnérable et licenciables à la moindre activité syndicale. Dans ce contexte, certaines entreprises n’hésitent pas à abuser de leur pouvoir.

Filiale de la multinationale Fyffes, basée en Irlande, la plantation “Ananas Export Company” (ANEXCO) est un cas emblématique de ce qui se passe dans les plantations.

« L’eau potable n’est disponible pour aucun travailleur-euse-s sur les plantations. Nous devons nous rendre à l’usine d’emballage situé à un kilomètre. Pendant les pauses, nous mangeons à même le sol. Sur les sites de production, il n’y a pas d’espaces ombragés, de toilettes et de robinets pour se laver les mains. » témoigne par exemple un syndicaliste local.

Harcèlement et discrimination

Face à cette situation, plusieurs salarié-e-s se sont mobilisé-e-s et ont rejoint le syndicat local, le SINTRAPEM (Sindicato Nacional de Trabajadores/as del Sector Privado Empresarial). Mais celles et ceux qui ont adhéré sont victimes de discrimination et de harcèlement :

- Licenciement abusif sans base légale des treize membres co-fondateurs du syndicat SINTRAPEM.
- Communication du nom des travailleur-euse-s licencié-e-s aux autres entreprises pour les empêcher d’être recruté-e-s.
- Licenciement sélectif des autres membres du syndicat quand ils n’ont pas répondu aux intimidations d’ANEXCO ou aux pots de vin les incitant à quitter l’entreprise.
- Non-distribution aux travailleur-euse-s syndiqué-e-s de l’électrolyte destinée à réduire la déshydratation lors du travail dans les champs.
- Retard pour remplacer les habits et les bottes de travail des travailleur-euse-s syndiqué-e-s.
- Restriction de l’accès du personnel syndiqué malade aux consultations médicales et aux médicaments disponibles pour le personnel non-syndiqué.
- Nombre excessif de contrôles du travail et d’avertissements du personnel syndiqué pour des performances de travail jugées insuffisantes.

« Nos collègues reçoivent fréquemment des avertissements pour des performances de travail insuffisantes. Cela sert de prétexte à des licenciements ultérieurs. » raconte Alexander Martinez, membre du syndicat SINTRAPEN au sein de l’entreprise ANEXCO

Une direction qui fait la sourde oreille

Selon Ramon Barrantes, porte-parole de SINTRAPEM, « le directeur opérationnel Yeudy Quesada nie l’existence des problèmes et ne répond plus à nos courriers. »

Pourtant, ANEXCO appartient à la multinationale fruitière Fyffes qui distribue des produits issus du commerce équitable et est membre de l’initiative éthique et multipartite britannique « Ethical Trading Initiative » (ETI).

De plus, ces faits interviennent malgré un accord tripartite entre SINTRAPEM, la coordination latino-américaine des travailleur-euse-s de la banane (COLSIBA) et l’entreprise ANEXCO signé en mars 2015 sous la coordination du ministère du Travail. Cet accord engageait SINTRAPEM et ANEXCO à nouer un dialogue permanent.

Les syndicats locaux, SINTRAPEM et COLSIBACR, font appel à la solidarité internationale pour appuyer leurs demandes auprès d’ANEXCO et de Fyffes.